PACS

Fiche pratique

Vie en prison : rÚgles de sécurité, activités, liens avec l'extérieur

Vérifié le 31/12/2019 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre), MinistÚre chargé de la justice

Les droits et devoirs de la personne dĂ©tenue sont fixĂ©s par le rĂšglement de la prison. Le dĂ©tenu a notamment un droit de visite et de correspondance. Il peut Ă©galement tĂ©lĂ©phoner vers l'extĂ©rieur. Ces droits peuvent ĂȘtre restreints si le dĂ©tenu est en dĂ©tention provisoire.

Dans chaque prison, un rĂšglement intĂ©rieur dĂ©termine les droits et devoirs des dĂ©tenus. Il est mis Ă  leur disposition Ă  la mĂ©diathĂšque de l’établissement.

Les principales dispositions du rĂšglement sont reprises dans le guide des droits et devoirs de la personne dĂ©tenue remis dĂšs l'arrivĂ©e. Si le dĂ©tenu ne sait pas lire, le rĂšglement intĂ©rieur doit lui ĂȘtre lu dans sa langue d'origine avec au besoin l'aide d'un interprĂšte.

Les fouilles intĂ©grales des personnes dĂ©tenues ne doivent ĂȘtre effectuĂ©es que si les fouilles par palpation ou l'utilisation des moyens de dĂ©tection Ă©lectronique sont insuffisantes.

Il ne doit pas y avoir d'investigations corporelles internes, sauf si elles sont justifiées par un impératif spécialement motivé. Dans ce cas, il faut faire appel à un médecin externe à la prison, désigné par l'autorité judiciaire.

Fouille intégrale d'entrée

Pour des raisons de sécurité, les détenus qui accÚdent à l'établissement pénitentiaire sont systématiquement soumises à une fouille intégrale. Exception faite de ceux qui étaient restés sous la surveillance constante des agents pénitentiaires ou des forces de l'ordre.

Fouille intégrale justifiée par le comportement du détenu

Le comportement d'un détenu peut justifier que des fouilles intégrales lui soit appliquées dans l'un des cas suivants :

  • Le dĂ©tenu est soupçonnĂ© d'avoir commis une infraction en prison
  • Le dĂ©tenu a un comportement qui fait courir des risques Ă  la sĂ©curitĂ© des personnes et au maintien du bon ordre dans l'Ă©tablissement.

Les fouilles ne doivent pas ĂȘtre permanentes et systĂ©matiques, mais adaptĂ©es Ă  la personnalitĂ© du dĂ©tenu et Ă  l'objectif de sĂ©curitĂ© de l'Ă©tablissement.

Elles peuvent nĂ©anmoins ĂȘtre rĂ©alisĂ©es de façon systĂ©matique lorsque les nĂ©cessitĂ©s de l'ordre public et les contraintes du service public pĂ©nitentiaire l'imposent. Dans ce cas, le chef d'Ă©tablissement doit prendre une dĂ©cision pour une durĂ©e maximale de 3 mois renouvelable aprĂšs un nouvel examen de la situation de la personne dĂ©tenue.

Fouille intégrale justifiée par l'entrée d'objets interdits

Les fouilles intĂ©grales peuvent ĂȘtre effectuĂ©es sur les dĂ©tenus qui ne sont pas personnellement mis en cause, lorsqu'il existe des raisons sĂ©rieuses de soupçonner l'introduction au sein de l'Ă©tablissement pĂ©nitentiaire :

  • d'objets ou de substances interdits
  • ou d'objet constituant une menace pour la sĂ©curitĂ© des personnes ou des biens.

Ces fouilles doivent ĂȘtre strictement nĂ©cessaires et proportionnĂ©es. Elles doivent ĂȘtre spĂ©cialement motivĂ©es et faire l'objet d'un rapport circonstanciĂ© transmis au procureur de la RĂ©publique territorialement compĂ©tent et Ă  la direction de l'administration pĂ©nitentiaire.

Une personne incarcérée a droit au maintien de ses liens familiaux. Le fait de recevoir des visites de personnes extérieures à la prison lui permet de bénéficier de ce droit.

Droit de visite

Toute personne condamnée a le droit de recevoir des visites

  • de sa famille au sens large (Ă©poux ou concubin, enfants, parents, frĂšres et sƓurs, etc...)
  • ou de son tuteur

au moins une fois par semaine.

D'autres visites peuvent ĂȘtre autorisĂ©es si elles paraissent contribuer Ă  sa rĂ©insertion. Par exemple, un visiteur de prison, des amis ou des personnes qui soutiennent la personne dĂ©tenue.

Toute personne rendant visite à un détenu doit obtenir un permis de visite. Pour l'obtenir, il convient de remplir le formulaire cerfa n°13960*02.

Formulaire
Demande de permis de visite (prison)

Cerfa n° 13960*02

AccĂ©der au formulaire (pdf - 72.6 KB)  

MinistÚre chargé de la justice

Pour vous aider Ă  remplir le formulaire :

La demande doit ĂȘtre envoyĂ©e par courrier au directeur de la prison, avec les documents suivants :

  • Formulaire rempli
  • PiĂšce justifiant de sa parentĂ© ou de sa situation
  • Photocopie d'une piĂšce d'identitĂ©
  • 2 photos de moins de 3 mois
  • Enveloppe affranchie au tarif en vigueur avec vos noms et adresse

Le chef d'établissement peut refuser de délivrer un permis de visite à un membre de la famille de la personne détenue pour des raisons d'ordre et de sécurité ou tenant à la prévention des infractions.

Pour les personnes n'appartenant pas Ă  la famille de la personne dĂ©tenue, l'octroi d'un permis de visite peut ĂȘtre refusĂ© pour les mĂȘmes motifs. Mais Ă©galement s'il apparaĂźt que les visites font obstacle Ă  la rĂ©insertion de la personne condamnĂ©e.

Si la personne condamnée est hospitalisée, les permis sont délivrés par le préfet.

OĂč s’adresser ?

OĂč s’adresser ?

La décision est notifiée à la personne ayant fait la demande de permis.

Un mineur de moins de 16 ans qui rend visite Ă  quelqu'un en prison doit avoir l’autorisation d'un titulaire de l'autoritĂ© parentale. Il doit ĂȘtre accompagnĂ© d’une personne majeure, elle-mĂȘme titulaire d’un permis de visite.

Le mineur de plus de 16 ans peut venir sans accompagnateur si les titulaires de l'autorité parentale ont donné leur accord écrit et si la visite concerne son pÚre ou sa mÚre.

Déroulement de la visite

Les personnes condamnĂ©es peuvent ĂȘtre visitĂ©es au moins une fois par semaine.

Le permis de visite est

  • soit permanent,
  • soit valable pour un nombre limitĂ© de visites.

Dans tous les cas, le permis précise les éventuelles mesures particuliÚres applicables (parloir avec dispositif de séparation entre la personne détenue et le visiteur par exemple).

Les visites se déroulent généralement en parloir sans dispositif de séparation.

Le visiteur est contrĂŽlĂ© (piĂšce d’identitĂ©, dĂ©tecteur de mĂ©taux) et doit dĂ©poser ses effets personnels dans une consigne. Il peut apporter certains objets (linge, livres
.) dont la liste est Ă  demander Ă  l’établissement.

Pendant la visite, le surveillant n'est pas tenu d'ĂȘtre physiquement prĂ©sent, mais doit pouvoir entendre les conversations.

Le visiteur doit parler en français ou dans une langue que le surveillant peut comprendre. Sinon, une autorisation Ă©crite prĂ©alable est exigĂ©e de la part du directeur de la prison. La demande doit ĂȘtre faite en mĂȘme temps que le permis de visite.

Les visites peuvent également se dérouler sans surveillance continue et directe de l'administration pénitentiaire lorsqu'elles ont lieu dans le cadre de parloirs familiaux (d'une durée de 6 heures au plus en journée) ou d'unités de vie familiales (d'une durée de 72 heures au plus).

Tout incident mettant en cause un visiteur peut entraĂźner la suspension ou le retrait du permis de visite.

  À savoir

lorsque des personnes autres que les détenus sont suspectées d'avoir commis prÚs de la prison des délits pouvant compromettre la sécurité de l'établissement, des agents spécialement habilités peuvent contrÎler leur identité. Ces agents peuvent aussi procéder à la palpation des personnes concernées et, si elles sont d'accord, à leur fouille. En cas d'opposition au contrÎle d'identité, les agents peuvent user de la force pour retenir les personnes dans l'attente de l'arrivée des forces de l'ordre.

À son arrivĂ©e, un kit courrier est remis au dĂ©tenu (papier, enveloppe, timbre et crayon).

Le détenu est autorisé à écrire tous les jours et sans limitation à toute personne de son choix et à recevoir des lettres de toute personne, sous réserve de dispositions différentes prises par le juge.

La correspondance du dĂ©tenu avec sa famille ne peut pas ĂȘtre interdite.

La correspondance peut ĂȘtre traduite et contrĂŽlĂ©e par le chef d'Ă©tablissement.

Le courrier reste confidentiel quand il est destiné à certaines personnes : avocat, directeur interrégional des services pénitentiaires, contrÎleur général des lieux de privation de liberté, aumÎnier de l'établissement, autorités administratives et judiciaires.

Autorisation de téléphoner

L'accÚs au téléphone est fixé par le rÚglement de l'établissement.

Les personnes détenues peuvent passer gratuitement un appel dans les premiÚres heures de leur détention. elles peuvent appeler gratuitement la Croix Rouge Ecoute Détenu (Cred) et l'Association réflexion action prison justice (Arapej).

Les personnes dĂ©tenues sont autorisĂ©es Ă  appeler, Ă  leurs frais, leurs familles, leurs proches (titulaires ou non d'un permis de visite) ainsi que leur avocat. Le chef d'Ă©tablissement peut, sur dĂ©cision motivĂ©e, refuser ou retirer cette autorisation. Les personnes condamnĂ©es peuvent ĂȘtre autorisĂ©es Ă  tĂ©lĂ©phoner Ă  d'autres personnes en vue de la prĂ©paration de leur rĂ©insertion sociale.

La détention et l'utilisation de téléphones portables est interdite.

ContrĂŽle des appels

Les conversations téléphoniques, à l'exception de celles avec les avocats, le contrÎleur général des lieux de privation de liberté, la Cred et l'Arapej, peuvent, sous la responsabilité du chef de l'établissement :

  • ĂȘtre Ă©coutĂ©es,
  • ĂȘtre enregistrĂ©es,
  • et ĂȘtre interrompues par le personnel de surveillance dĂ©signĂ©.

  À savoir

les cellules des dĂ©tenus peuvent aussi ĂȘtre sonorisĂ©es afin de permettre l'Ă©coute des conversations, si cela est nĂ©cessaire pour prĂ©venir les Ă©vasions et assurer la sĂ©curitĂ© et le bon ordre dans la prison.

À moins d'en ĂȘtre privĂ© par mesure disciplinaire, tout dĂ©tenu peut acheter divers objets ou denrĂ©es supplĂ©mentaires Ă  la cantine. Les prix pratiquĂ©s Ă  la cantine doivent ĂȘtre portĂ©s Ă  la connaissance des dĂ©tenus.

Les titulaires d'un permis de visite ou personnes autorisées par le chef d'établissement peuvent également envoyer de l'argent par virement bancaire. Ils doivent pour cela contacter la prison concernée et indiquer l'identité et le numéro d'écrou du détenu pour obtenir le numéro de compte du destinataire du virement.

Des mandats postaux peuvent ĂȘtre envoyĂ©s par les titulaires d'un permis de visite ou personnes autorisĂ©es par le chef d'Ă©tablissement. Le mandat doit ĂȘtre envoyĂ© par courrier Ă  la prison en indiquant l'identitĂ© et le numĂ©ro d'Ă©crou du dĂ©tenu.

Les services de la prison se chargeront d'encaisser l'argent pour le détenu.

 Attention :

il n'est pas possible de recevoir de l'argent liquide au parloir ou par courrier.

MédiathÚque

Chaque Ă©tablissement possĂšde au moins une mĂ©diathĂšque dont l'accĂšs direct et rĂ©gulier doit ĂȘtre favorisĂ©.

Les publications sont mises gratuitement à la disposition des personnes détenues.

Les détenus peuvent échanger entre eux échanges leurs livres personnels.

Activités sportives

Une programmation d'activitĂ©s sportives est mise en Ɠuvre dans chaque Ă©tablissement.

Tout détenu doit pouvoir pratiquer les activités physiques et sportives parmi celles offertes par son établissement, sauf pour des raisons de sécurité, disciplinaires ou contre-indication médicale.

Participation du détenu

Tout dĂ©tenu peut ĂȘtre associĂ© Ă  l'organisation et Ă  l'animation d'activitĂ©s sous le contrĂŽle du service pĂ©nitentiaire d'insertion et de probation.

Dispositif

Depuis le 26 dĂ©cembre 2019, les agents pĂ©nitentiaires nommĂ©ment dĂ©signĂ©s peuvent ĂȘtre autorisĂ©s Ă  porter des camĂ©ras individuelles dans les situations suivantes :

  • ExĂ©cution d'une mission en contact avec des dĂ©tenus dangereux
  • Crainte d'incident ou d'Ă©vasion.

Les agents peuvent utiliser les caméras pour filmer lorsqu'un incident se produit ou lorsqu'ils estiment qu'il y a un risque d'incident.

Agents concernés

Les agents désignés par le chef de la prison, le directeur interrégional des services pénitentiaires ou le directeur de l'administration pénitentiaire peuvent porter des caméras.

Exploitation des images

Les images peuvent ĂȘtre exploitĂ©es uniquement pour :

  • prĂ©venir des incidents et des Ă©vasions,
  • constater des infractions et permettre la poursuite de leurs auteurs
  • et former des agents pĂ©nitentiaires.

Les enregistrements ne peuvent pas ĂȘtre consultĂ©s Ă  distance en temps rĂ©el, mais seulement Ă  la fin de l'intervention et aprĂšs qu'elles ont Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©es sur un support informatique sĂ©curisĂ©.

Les seules personnes qui sont habilitées à visionner les images et à les transférer sont :

  • le chef de la prison, le directeur interrĂ©gional des services pĂ©nitentiaires et le directeur de l'administration pĂ©nitentiaire et leurs adjoints
  • et les agents pĂ©nitentiaires qu'ils ont dĂ©signĂ©s pour effectuer cette mission.

Les enregistrements peuvent ĂȘtre utilisĂ©s par les personnes suivantes, dans le cadre de leurs missions :

  • Officiers et agents de police judiciaire de la police nationale et de la gendarmerie nationale
  • Membres de l'inspection gĂ©nĂ©rale de la justice
  • Personnels du ministĂšre de la justice en charge de traiter, pour le compte du ministĂšre, les recours administratifs et les contentieux, lorsque ces recours et contentieux concernent des faits ayant donnĂ© lieu ou ayant pu donner lieu Ă  un enregistrement
  • Personnels participant Ă  l'exercice du pouvoir disciplinaire envers les agents
  • Personnes participant Ă  l'exercice du pouvoir disciplinaire envers les dĂ©tenus
  • Personnels chargĂ©s de la formation des agents et de l'Ă©laboration des supports pĂ©dagogiques.

Une personne en détention provisoire (lors d'une information judiciaire) peut voir ses droits restreints par le juge d'instruction (courriers, appels....).

Dans chaque prison, un rĂšglement intĂ©rieur dĂ©termine les droits et devoirs des dĂ©tenus. Il est mis Ă  leur disposition Ă  la mĂ©diathĂšque de l’établissement.

Les principales dispositions sont reprises dans un guide des droits et devoirs de la personne dĂ©tenue remis dĂšs l'arrivĂ©e. Si le dĂ©tenu ne sait pas lire le français, le rĂšglement intĂ©rieur doit lui ĂȘtre lu dans sa langue d'origine avec au besoin l'aide d'un interprĂšte.

Les fouilles intĂ©grales des personnes dĂ©tenues ne doivent ĂȘtre effectuĂ©es que si les fouilles par palpation ou l'utilisation des moyens de dĂ©tection Ă©lectronique sont insuffisantes.

Il ne doit pas y avoir d'investigations corporelles internes, sauf si elles sont justifiées par un impératif spécialement motivé. Dans ce cas, il faut faire appel à un médecin externe à la prison, désigné par l'autorité judiciaire.

Fouille intégrale d'entrée

Pour des raisons de sécurité, les détenus qui accÚdent à l'établissement pénitentiaire sont systématiquement soumises à une fouille intégrale. Exception faite de ceux qui étaient restés sous la surveillance constante des agents pénitentiaires ou des forces de l'ordre.

Fouille intégrale justifiée par le comportement du détenu

Le comportement d'un détenu peut justifier que des fouilles intégrales lui soit appliquées dans l'un des cas suivants :

  • Le dĂ©tenu est soupçonnĂ© d'avoir commis une infraction en prison
  • Le dĂ©tenu a un comportement qui fait courir des risques Ă  la sĂ©curitĂ© des personnes et au maintien du bon ordre dans l'Ă©tablissement.

Les fouilles ne doivent pas ĂȘtre permanentes et systĂ©matiques, mais adaptĂ©es Ă  la personnalitĂ© du dĂ©tenu et Ă  l'objectif de sĂ©curitĂ© de l'Ă©tablissement.

Elles peuvent nĂ©anmoins ĂȘtre rĂ©alisĂ©es de façon systĂ©matique lorsque les nĂ©cessitĂ©s de l'ordre public et les contraintes du service public pĂ©nitentiaire l'imposent. Dans ce cas, le chef d'Ă©tablissement doit prendre une dĂ©cision pour une durĂ©e maximale de trois mois renouvelable aprĂšs un nouvel examen de la situation de la personne dĂ©tenue.

Fouille intégrale justifiée par l'entrée d'objets interdits

Les fouilles intĂ©grales peuvent ĂȘtre effectuĂ©es sur les dĂ©tenus qui ne sont pas personnellement mis en cause, lorsqu'il existe des raisons sĂ©rieuses de soupçonner l'introduction au sein de l'Ă©tablissement pĂ©nitentiaire :

  • d'objets ou de substances interdits
  • ou d'objet constituant une menace pour la sĂ©curitĂ© des personnes ou des biens.

Ces fouilles doivent ĂȘtre strictement nĂ©cessaires et proportionnĂ©es. Elles doivent ĂȘtre spĂ©cialement motivĂ©es et faire l'objet d'un rapport circonstanciĂ© transmis au procureur de la RĂ©publique territorialement compĂ©tent et Ă  la direction de l'administration pĂ©nitentiaire.

Une personne incarcérée a droit au maintien de ses liens familiaux. Le fait de recevoir des visites de personnes extérieures à la prison lui permet de bénéficier de ce droit.

Droit de visite

La personne détenue est en droit de recevoir des visites, au moins 3 fois par semaine.

Toutefois, le juge d'instruction peut prendre Ă  son encontre une mesure d'interdiction de communiquer avec l'extĂ©rieur. Dans ce cas, les visites sont interdites, mĂȘme pour la famille, mais il y a une exception pour l'avocat qui peut continuer Ă  rencontrer le dĂ©tenu.

Demande de permis de visite

Toute personne rendant visite à un détenu doit obtenir un permis de visite. Pour l'obtenir, il convient de remplir le formulaire cerfa n°13960*02.

Formulaire
Demande de permis de visite (prison)

Cerfa n° 13960*02

AccĂ©der au formulaire (pdf - 72.6 KB)  

MinistÚre chargé de la justice

Pour vous aider Ă  remplir le formulaire :

La demande doit ĂȘtre envoyĂ©e par courrier au juge d'instruction chargĂ© de l'affaire, avec les documents suivants :

  • Formulaire rempli
  • PiĂšce justificative de sa parentĂ© ou de sa situation
  • Photocopie d'une piĂšce d'identitĂ©
  • 2 photos de moins de 3 mois,
  • Enveloppe affranchie au tarif en vigueur avec vos noms et adresse

La dĂ©cision du juge d'instruction est notifiĂ©e Ă  la personne qui a fait la demande de permis. À l'expiration d'un dĂ©lai d'un mois Ă  compter du placement en dĂ©tention, en cas de refus, le juge d'instruction rend une dĂ©cision motivĂ©e qui peut fait l'objet d'un recours devant le prĂ©sident de la chambre de l'instruction.

Un mineur de moins de 16 ans qui rend visite Ă  quelqu'un en prison doit avoir l’autorisation d'un titulaire de l'autoritĂ© parentale. Il doit ĂȘtre accompagnĂ© d’une personne majeure, elle-mĂȘme titulaire d’un permis de visite.

Le mineur de plus de 16 ans peut venir sans accompagnateur si les titulaires de l'autorité parentale ont donné leur accord écrit et si la visite concerne son pÚre ou sa mÚre.

Les permis sont délivrés

  • de façon permanente (jusqu'Ă  la condamnation dĂ©finitive)
  • ou pour un nombre limitĂ© de visites.

Déroulement de la visite

Les visites se déroulent généralement en parloir sans dispositif de séparation.

Le visiteur est contrĂŽlĂ© (piĂšce d’identitĂ©, dĂ©tecteur de mĂ©taux) et doit dĂ©poser ses effets personnels dans une consigne. Il peut apporter certains objets (linge, livres
.) dont la liste est Ă  demander Ă  l’établissement.

Pendant la visite, le surveillant n'est pas tenu d'ĂȘtre physiquement prĂ©sent, mais doit pouvoir entendre les conversations.

Le visiteur doit parler en français ou dans une langue que le surveillant peut comprendre. Sinon, une autorisation Ă©crite prĂ©alable est exigĂ©e de la part du juge d'instruction. La demande doit ĂȘtre faite en mĂȘme temps que le permis de visite.

Les visites peuvent également se dérouler sans surveillance continue et directe de l'administration pénitentiaire lorsqu'elles ont lieu dans le cadre

  • de parloirs familiaux (d'une durĂ©e de 6 heures au plus en journĂ©e)
  • ou d'unitĂ©s de vie familiales (d'une durĂ©e de 72 heures au plus).

Tout incident mettant en cause un visiteur peut entraĂźner la suspension ou le retrait du permis de visite.

  À savoir

lorsque des personnes autres que les détenus sont suspectées d'avoir commis prÚs de la prison des délits pouvant compromettre la sécurité de l'établissement, des agents spécialement habilités peuvent contrÎler leur identité. Ces agents peuvent aussi procéder à la palpation des personnes concernées et, si elles sont d'accord, à leur fouille. En cas d'opposition au contrÎle d'identité, les agents peuvent user de la force pour retenir les personnes dans l'attente de l'arrivée des forces de l'ordre.

À son arrivĂ©e en prison, le dĂ©tenu reçoit un kit courrier (papier, enveloppe, timbre et crayon).

Il est autorisé à écrire tous les jours et sans limitation à toute personne de son choix et à recevoir des lettres de toute personne.

La correspondance peut ĂȘtre traduite et contrĂŽlĂ©e par le chef d'Ă©tablissement. Le courrier reste confidentiel quand il est destinĂ© Ă  certaines personnes : avocat, directeur interrĂ©gional des services pĂ©nitentiaires, contrĂŽleur gĂ©nĂ©ral des lieux de privation de libertĂ©, aumĂŽnier de l'Ă©tablissement...

Le juge d'instruction, le procureur de la République ou le procureur général peuvent toutefois prononcer une interdiction de communiquer de façon générale avec l'extérieur, pour 20 jours maximum, ou s'opposer à la communication écrite avec un ou plusieurs destinataires nommément désignés.

Cette interdiction ne s'applique pas aux courriers envoyés par la personne détenue à son avocat.

La dĂ©cision doit ĂȘtre motivĂ©e et notifiĂ©e par tout moyen et sans dĂ©lai Ă  la personne qui en fait l'objet.

Elle peut faire l'objet d'un recours écrit auprÚs du président de la chambre de l'instruction, qui doit statuer dans un délai d'un mois, par une décision écrite et motivée, mais non susceptible de recours.

Autorisation de téléphoner

L'accÚs au téléphone est fixé par le rÚglement de l'établissement.

Les personnes dĂ©tenues peuvent passer gratuitement un appel dans les premiĂšres heures de leur dĂ©tention. Elles peuvent appeler gratuitement la Croix-Rouge Écoute DĂ©tenu (Cred) et l'Association rĂ©flexion action prison et justice (Arapej).

Les personnes dĂ©tenues peuvent tĂ©lĂ©phoner, Ă  leur frais, aux membres de leur famille et Ă  d’autres personnes pour prĂ©parer leur dĂ©fense ou leur rĂ©insertion sociale.

Les appels doivent ĂȘtre passĂ©s depuis les tĂ©lĂ©phones de la prison. Les tĂ©lĂ©phones portables sont interdits.

Le juge d'instruction peut toutefois prononcer une interdiction de communiquer avec l'extérieur pour 20 jours maximum. Cette interdiction ne s'applique pas aux appels de la personne détenue à son avocat. Ensuite, le juge d'instruction peut refuser, suspendre ou retirer l'autorisation de téléphoner par une décision motivée, susceptible de recours.

ContrĂŽle des appels

Les conversations tĂ©lĂ©phoniques, Ă  l'exception de celles avec les avocats, le contrĂŽleur gĂ©nĂ©ral des lieux de privation de libertĂ©, la Cred et l'Arapej, peuvent ĂȘtre :

  • ÉcoutĂ©es,
  • EnregistrĂ©es,
  • Et interrompues par les surveillants

  À savoir

les cellules des dĂ©tenus peuvent aussi ĂȘtre sonorisĂ©es afin de permettre l'Ă©coute des conversations, si cela est nĂ©cessaire pour prĂ©venir les Ă©vasions et assurer la sĂ©curitĂ© et le bon ordre dans la prison.

À moins d'en ĂȘtre privĂ© par mesure disciplinaire, tout dĂ©tenu peut acheter divers objets ou denrĂ©es supplĂ©mentaires Ă  la cantine. Les prix pratiquĂ©s Ă  la cantine doivent ĂȘtre portĂ©s Ă  la connaissance des dĂ©tenus.

Les titulaires d'un permis de visite ou les personnes autorisées par le chef d'établissement peuvent envoyer de l'argent par virement bancaire. Ils doivent pour cela contacter la prison concernée et indiquer l'identité et le numéro d'écrou du détenu pour avoir le numéro de compte destinataire du virement.

Des mandats postaux peuvent ĂȘtre envoyĂ©s aux dĂ©tenus par les titulaires d'un permis de visite ou les personnes autorisĂ©es par le chef d'Ă©tablissement. Le mandat doit ĂȘtre envoyĂ© par courrier Ă  la prison en indiquant l'identitĂ© et le numĂ©ro d'Ă©crou du dĂ©tenu.

Les services de la prison se chargeront d'encaisser l'argent pour le détenu.

Les titulaires d'un permis de visite ou les personnes autorisées par le chef d'établissement peuvent également envoyer de l'argent par virement bancaire. Ils doivent pour cela contacter la prison concernée et indiquer l'identité et le numéro d'écrou du détenu pour avoir le numéro de compte destinataire du virement.

 Attention :

il n'est pas possible de recevoir de l'argent liquide au parloir ou par courrier.

MédiathÚque

Chaque Ă©tablissement possĂšde au moins une mĂ©diathĂšque dont l'accĂšs direct et rĂ©gulier doit ĂȘtre favorisĂ©.

Les publications sont mises gratuitement à la disposition des personnes détenues.

Les détenus peuvent échanger entre eux leurs livres personnels.

Activités sportives

Une programmation d'activitĂ©s sportives est mise en Ɠuvre dans chaque Ă©tablissement.

Tout détenu doit pouvoir pratiquer les activités physiques et sportives parmi celle offerte par son établissement, sauf pour des raisons de sécurité, disciplinaires ou contre-indication médicale.

Le temps rĂ©servĂ© au sport peut ĂȘtre imputĂ© sur le temps de promenade.

Participation du détenu

Tout dĂ©tenu peut ĂȘtre associĂ© Ă  l'organisation et Ă  l'animation d'activitĂ©s, sous le contrĂŽle du service pĂ©nitentiaire d'insertion et de probation.

Restrictions

Le juge d'instruction peut toutefois restreindre ces activités et interdire tout contact avec les autres détenus.

Dispositif

Depuis le 26 dĂ©cembre 2019, les agents pĂ©nitentiaires nommĂ©ment dĂ©signĂ©s peuvent ĂȘtre autorisĂ©s Ă  porter des camĂ©ras individuelles dans les situations suivantes :

  • ExĂ©cution d'une mission en contact avec des dĂ©tenu dangereux
  • Crainte d'incident ou d'Ă©vasion.

Les agents peuvent utiliser les caméras pour filmer lorsqu'un incident se produit ou lorsqu'ils estiment qu'il y a un risque d'incident.

Agents concernés

Les agents désignés par le chef de la prison, le directeur interrégional des services pénitentiaires ou le directeur de l'administration pénitentiaire peuvent porter des caméras.

Exploitation des images

Les images peuvent ĂȘtre exploitĂ©es uniquement pour :

  • prĂ©venir des incidents et des Ă©vasions,
  • constater des infractions et permettre la poursuite de leurs auteurs
  • et former des agents pĂ©nitentiaires.

Les enregistrements ne peuvent pas ĂȘtre consultĂ©s Ă  distance en temps rĂ©el, mais seulement Ă  la fin de l'intervention et aprĂšs qu'elles ont Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©es sur un support informatique sĂ©curisĂ©.

Les seules personnes qui sont habilitées à visionner les images et à les transférer sont :

  • le chef de la prison, le directeur interrĂ©gional des services pĂ©nitentiaires et le directeur de l'administration pĂ©nitentiaire et leurs adjoints
  • et les agents pĂ©nitentiaires qu'ils ont dĂ©signĂ©s pour effectuer cette mission

Les enregistrements peuvent ĂȘtre utilisĂ©s par les personnes suivantes, dans le cadre de leurs missions :

  • Officiers et agents de police judiciaire de la police nationale et de la gendarmerie nationale
  • Membres de l'inspection gĂ©nĂ©rale de la justice
  • Personnels du ministĂšre de la justice en charge de traiter, pour le compte du ministĂšre, les recours administratifs et les contentieux, lorsque ces recours et contentieux concernent des faits ayant donnĂ© lieu ou ayant pu donner lieu Ă  un enregistrement
  • Personnels participant Ă  l'exercice du pouvoir disciplinaire envers les agents
  • Personnes participant Ă  l'exercice du pouvoir disciplinaire envers les dĂ©tenus
  • Personnels chargĂ©s de la formation des agents et de l'Ă©laboration des supports pĂ©dagogiques.

Pour en savoir plus

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